2025-05-09
Le trouble de stress post-traumatique Après un événement particulièrement intense émotionnellement, certaines personnes peuvent souffrir d'un traumatisme accompagné de nombreux symptômes. Flashbacks, cauchemars, hypervigilance permanente, stress, troubles du sommeil… Un événement violent peut profondément affecter la vie quotidienne et la santé mentale des personnes qui en ont été victimes ou témoins. On parle de trouble du stress post-traumatique. Un nouveau traitement révolutionnaire pourrait venir en aide à celles qui sont résistantes aux traitements classiques.
Il existe un nombre limité d'options thérapeutiques pour prendre en charge les personnes souffrant de « troubles du stress post-traumatique » (TSPT), cet ensemble de réactions intenses et désagréables survenant après un événement traumatisant. Ce sont essentiellement les thérapies comportementales et cognitives (TCC) et l'EMDR (eye movement desensitization and reprocessing).
Malheureusement, ces approches ne sont pas toujours efficaces, puisqu'une personne sur cinq n'y répond pas, sans compter un nombre important d'abandons. Mais les choses pourraient bien changer.
Une étude clinique pionnière, menée sur neuf personnes souffrant de TSPT résistant aux traitements classiques, vient en effet de révéler que l'association de la stimulation du nerf vague (vagus nerve stimulation ou VNS) à une thérapie traditionnelle permet de mettre fin au TSPT chez 100 % des participants jusqu'à six mois après le traitement. Les résultats ont été publiés dans la revue Brain Stimulation.
Pour mener leur étude, les scientifiques ont associé l'administration simultanée de courtes stimulations du nerf vague à l'aide d'un petit dispositif, de la taille d'une pièce de monnaie, implanté dans le cou des participants à une « thérapie par exposition prolongée », une forme de TCC menée dans un environnement sûr et favorable et qui consiste à confronter progressivement les personnes à des pensées, des souvenirs et des situations qu'elles ont évités depuis qu'elles ont vécu un traumatisme.
Après un traitement de 12 séances, des évaluations ont été réalisées à quatre reprises au cours des six mois. Elles ont montré que les bénéfices persistaient pendant cette période chez les neuf participants.
« Dans un essai comme celui-ci, certains sujets voient généralement leur état s'améliorer, mais il est rare qu'ils ne présentent plus aucun symptôme de TSPT. En général, la majorité d'entre eux conserveront ce diagnostic toute leur vie, commente le Dr Kilgard, professeur de neurosciences à la School of Behavioral and Brain Sciences et titulaire de la chaire Margaret Fonde Jonsson. Dans ce cas, nous avons obtenu une disparition totale des symptômes. C'est très prometteur. »
Prochaine étape : mettre en place de nouveaux essais cliniques pour explorer davantage cette thérapie qui constitue un nouvel espoir pour les personnes résistantes aux méthodes classiques.
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