2026-06-15

Don d’organes : De nouveaux textes pour encadrer les transplantations à partir de donneurs décédés


Les textes réglementaires et d’application encadrant les transplantations d’organes à partir de donneurs en état de mort cérébrale en Algérie seront bientôt publiés.»

C’est ce qu’a affirmé le ministre de la Santé, le Pr Mohamed-Seddik Aït Messaoudene, lors du lancement des travaux de la journée d’étude sur la coordination hospitalière et la transplantation d’organes à partir de donneurs en état de mort cérébrale.

Ces textes permettront, selon lui, de mettre en place un cadre juridique et éthique complet garantissant la transparence et protégeant les droits des donneurs, de leurs familles, des patients et des équipes médicales. Sachant que la réussite de cette démarche humanitaire et médicale repose essentiellement, selon lui, sur l’existence d’un système performant de coordination hospitalière capable d’assurer une prise en charge rapide des cas et un échange efficace des informations au moment opportun. Lors de sa prise de parole, le Pr Aït Messaoudene a affirmé que la culture du don d’organes est considérée comme un acte humanitaire noble offrant espoir et vie aux patients nécessitant une greffe.

C’est pourquoi il estime que cette journée constitue une étape stratégique pour développer le système de transplantation d’organes en Algérie et promouvoir la culture du don. «Et l’Agence nationale des greffes d’organes a un important rôle à jouer dans la conduite de ce programme stratégique», a-t-il souligné. En effet, c’est à travers ses missions d’organisation, de formation et de coordination que celle-ci œuvre, avec le soutien sans faille du ministère de la Santé, à développer cette spécialité médicale.

Par ailleurs, M. Aït Messaoudene a tenu à rappeler, lors de son allocution, les progrès significatifs réalisés par l’Algérie dans le domaine de la transplantation à partir de donneurs vivants, notamment pour les greffes de rein, de foie et de moelle osseuse. «Il faut savoir que l’Agence nationale des greffes d’organes travaille, en coordination avec les centres agréés, à réunir toutes les conditions scientifiques et organisationnelles nécessaires au lancement des greffes à partir de donneurs décédés, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives thérapeutiques et offrant davantage d’espoir aux patients», a-t-il indiqué.

A noter que cet événement, tenu samedi, fut organisé par l’Agence nationale des greffes d’organes, et ce, en collaboration avec le Centre national tunisien de promotion de la transplantation d’organes. Dans ce contexte, le ministre a rappeler que la Tunisie est une référence en matière de transplantation d’organes et de coordination hospitalière. «Par la même occasion, je tiens à saluer le niveau de coopération entre l’Algérie et la Tunisie dans ce domaine. Il est d’ailleurs nécessaire de renforcer l’échange d’expertises et le travail commun au service des patients des deux pays», a poursuivi M. Aït Messaoudene.


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