2026-03-12
Un médicament commercialisé sous la marque «Escodyne» fait l’objet d’une alerte concernant sa circulation illégale et sa vente dans des circuits informels. Ce produit, qui est présenté comme un «analgésique» destiné à soulager les maux de tête, serait potentiellement dangereux, pouvant entraîner la mort dans un délai de 5 jours après ingestion en raison de ses effets secondaires.
A cet effet, la direction de la santé et de la population (DSP) de la wilaya de Bordj Bou-Arréridj a émis un avertissement concernant la circulation de ce médicament contrefait, alertant les pharmaciens, les professionnels de santé et les établissements sanitaires. Dans une note adressée au conseil régional de l’Ordre des pharmaciens de la wilaya de Sétif, au Syndicat des pharmaciens d’officine (Snapo) et aux structures sanitaires de la région, la DSP a précisé que le médicament est produit «en Israël, introduit en Algérie via la Jordanie et la Syrie», et vendu sur le marché informel. Ce produit ne fait pas partie du circuit pharmaceutique officiel et est potentiellement dangereux pour la santé des consommateurs. Suite à cette alerte, le Snapo a réagi promptement en entamant des vérifications à l’échelle nationale. «Après une enquête menée auprès des pharmaciens d’officine et des autorités compétentes, il a été confirmé que le produit ‘Escodyne’ n’est pas distribué dans le circuit pharmaceutique officiel en Algérie et qu’il n’est pas dispensé dans les pharmacies d’officine», explique l’organisation qui insiste sur le fait que ce médicament n’est pas commercialisé dans le pays et n’est pas disponible à la vente en officine. Le Syndicat rappelle à la profession pharmaceutique ainsi qu’aux patients que «tout produit d’origine inconnue ou issu de circuits informels doit être évité à tout prix». Les pharmaciens d’officine sont «les garants de la qualité», de la «traçabilité» et de «l’authenticité des médicaments», y compris ceux en vente libre, et «doivent veiller à ne distribuer que des produits provenant des canaux officiels». Pour rappel, afin de renforcer la sécurité des médicaments commercialisés en Algérie, le 12 octobre 2025, le ministère de l’Industrie pharmaceutique a adopté un arrêté imposant un contrôle strict des médicaments importés.
Cet arrêté vise à garantir la traçabilité et la conformité des produits pharmaceutiques, en respectant les normes internationales. «Avant d’être mis sur le marché, tout médicament importé doit être enregistré auprès de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques, fabriqué dans un établissement autorisé et conforme aux bonnes pratiques de fabrication.»
Le Snapo se félicite de l’action des autorités sanitaires qui œuvrent pour maintenir la sécurité du circuit des médicaments et protéger la santé publique. Le Syndicat exhorte à ne recourir qu’aux produits validés et distribués par les canaux officiels, afin de préserver la santé des citoyens et de lutter contre la fraude pharmaceutique.
Partagez sur vos réseaux sociaux :