2026-02-07
Une unité de fabrication de kits de diagnostic rapide des drogues ouvrira bientôt ses portes à Oran, a annoncé ce jeudi le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Kouidri.
Le groupe pharmaceutique public Saidal franchit une nouvelle étape dans le renforcement de l’industrie nationale de la santé. En visite de travail jeudi dernier à Oran, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Kouidri, a annoncé l’imminente ouverture d’une unité spécialisée dans la fabrication de kits de diagnostic rapide des drogues, un projet stratégique tant sur le plan sanitaire qu’industriel.
S’exprimant devant la presse en marge de cette visite, le ministre a mis en avant « l’importance de cette infrastructure qui vient répondre à des besoins croissants en matière de dépistage et de prévention », arguant que « cette unité constitue un jalon essentiel dans la politique de développement des capacités locales de production et de réduction de la dépendance aux importations ».
Le projet, dont le taux d’avancement a atteint 85%, est désormais doté de l’ensemble des équipements nécessaires à son lancement.
Sa mise en service permettra, dès la première phase, la création de 50 à 60 postes d’emploi directs, contribuant ainsi au dynamisme économique local et à la valorisation des compétences nationales dans le domaine pharmaceutique.
Au-delà de cette unité, le ministre a révélé que « le groupe Saidal prépare également la réalisation d’un autre site industriel dans la même zone, consacré à la production de réactifs biochimiques ».
L’entrée en exploitation de cette future usine est prévue, selon lui, « dans un délai d’environ un an », illustrant la volonté des pouvoirs publics d’inscrire ces projets dans une vision industrielle durable et intégrée.
De son côté, le Directeur général par intérim du groupe Saidal, Mourad Ben Khelfa, a précisé que «la nouvelle unité produira plusieurs types de kits de dépistage ».
Outre ceux destinés à la détection des drogues, l’usine fabriquera également, selon lui, des kits permettant d’identifier diverses pathologies, notamment certaines formes de cancer.
A terme, la production portera sur 30 types de réactifs, avec une possibilité d’extension jusqu’à 85 types. La capacité annuelle de production est estimée à 8,9 millions de réactifs, un volume appelé à renforcer significativement l’offre nationale en matière de diagnostic médical.
Lors de sa visite, le ministre de l’Industrie pharmaceutique s’est également rendu dans les usines « Inotis », spécialisées dans les matières premières non tissées à usage médical, et « Edjimed », active dans la fabrication de dispositifs médicaux à usage unique, soulignant « l’essor progressif d’un véritable pôle industriel de la santé dans la région oranaise ».
Nadine O.
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