2026-02-02
Une vaste étude américaine menée auprès de plus de 700 000 vétérans suggère que l’adoption de huit habitudes de vie saines dès la quarantaine pourrait être associée à un gain de plus de 20 ans d’espérance de vie.
Adopter certaines habitudes de vie à partir de la quarantaine pourrait considérablement allonger l’espérance de vie. C’est ce que suggère une vaste étude observationnelle menée auprès de plus de 700 000 vétérans américains, présentée lors du congrès annuel de l’American Society for Nutrition en 2023.
Les chercheurs ont analysé les données médicales et les questionnaires de 719 147 participants âgés de 40 à 99 ans, issus du Million Veteran Program du Département des anciens combattants américains. Les informations ont été recueillies entre 2011 et 2019, période durant laquelle 33 375 décès ont été enregistrés.
L’objectif était d’identifier les facteurs de mode de vie associés à la longévité. Les analyses statistiques ont porté sur la mortalité toutes causes confondues et ont permis d’estimer les gains potentiels d’espérance de vie selon les habitudes adoptées.
Les chercheurs ont identifié huit comportements favorables à la longévité :
Pris ensemble, ces facteurs sont associés à une réduction de 13 % du risque de décès toutes causes confondues par rapport à l’absence totale de ces habitudes.
Selon les estimations, les hommes ayant adopté ces huit habitudes dès 40 ans pourraient vivre en moyenne 24 ans de plus que ceux n’en ayant adopté aucune. Chez les femmes, le gain serait compris entre 21 et 23 ans selon les analyses.
« Nous avons été vraiment surpris de constater à quel point l’adoption d’un, deux, trois… ou même des huit facteurs de style de vie peut être bénéfique », souligne Xuan-Mai T. Nguyen, principale autrice de l’étude, citée par Medical News Today.
Certaines habitudes ont un impact plus marqué que d’autres. La sédentarité, le tabagisme et la consommation d’opioïdes sont associés à une augmentation du risque de décès de 30 à 45 %. Le stress, l’alcool en excès, une alimentation déséquilibrée et un mauvais sommeil augmentent ce risque d’environ 20 %, tandis que l’isolement social est lié à une hausse plus modérée, autour de 5 %.
Les auteurs insistent sur le fait qu’il n’est jamais trop tard pour améliorer son mode de vie. Même si les gains d’espérance de vie diminuent avec l’âge, adopter de meilleures habitudes à 40, 50 ou 60 ans reste associé à des bénéfices mesurables. Cette recherche met également en lumière le rôle des facteurs psychosociaux et de la santé mentale, l’anxiété et la dépression étant associées à une part non négligeable des décès prématurés observés.
Les chercheurs rappellent toutefois que cette étude est observationnelle et ne permet pas d’établir un lien de causalité direct entre ces habitudes et l’allongement de la vie. Les résultats n’en renforcent pas moins l’idée largement partagée que le mode de vie joue un rôle central dans la prévention des maladies chroniques et le vieillissement en bonne santé.
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