2026-01-17
Les capacités nationales de production sont passées de 31 milliards de dinars à 107 milliards de dinars en quelques années.
Fort d'une évolution soutenue et marqué par le développement des capacités de production et de déploiement, le secteur pharmaceutique est en phase de confirmer son ouverture effective sur les marchés étrangers. C'est du moins ce qu'il ressort du Forum d'affaires pharmaceutique Inde-Algérie tenu jeudi à Alger, mettant en avant les innombrables opportunités d'échanges entre l'Algérie et l'Inde. C'est dans ce sens, que la directrice de la promotion et du soutien aux échanges économiques au ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines, Sihem Nafaa a affirmé que «l'Algérie ambitionne d'établir un partenariat solide avec l'Inde dans la fabrication de vitamines, de compléments alimentaires et de médicaments génériques».
Une coopération stratégique qui met en scène les arguments incontestables de l'Algérie à développer des axes nouveaux de la production pharmaceutique, en vue de renforcer la diversification des produits et de confirmer sa position en tant que partenaire régional et international incontournable. Un positionnement qui s'est consolidé ces dernières années par des avancées inédites, notamment en matière de capacités de production. Ces dernières sont passées de 31 milliards de dinars à 107 milliards de dinars, soit une croissance de 300%. Des résultats engendrés par une réorganisation profonde du fonctionnement et de gestion du secteur, qui ont abouti à l'émergence de plus de 230 entreprises opérationnelles en 2025, soit une couverture de l'ordre de 70% des besoins en génériques.
Fruits de la nouvelle politique économique, ces résultats contribuent à renforcer l'attractivité du marché algérien, et ses arguments de partenariats. Ils reflètent l'importance des mesures et des actions d'accompagnement dédiées aux investisseurs, les mesures de facilitations, et les recadrages juridiques favorables au développement des échanges avec des partenaires étrangers. Dans cette configuration, le partenariat avec l'Inde met en scène des axes stratégiques de développement. Sur la base d'un montant des échanges commerciaux de l'ordre de1,7 milliard de dollars en 2025, l'opportunité s'articule autour de l'échange des expertises des deux parties, mais également à autour de la valorisation des perspectives qui s'ordre à elles. Il va sans, dire que si l'Algérie vise à renforcer son déploiement sur les marchés internationaux, et accentuer l'échange technologique et les capacités de production, pour l'Inde, ce partenariat avec l'Algérie offre une ouverture qualitative, et un accompagnement sur les marchés africains. C'est dans ce contexte que Sihem Nafaa a tenu à souligner que «l'Algérie est aujourd'hui devenue un pôle pharmaceutique africain incontestable, avec plus de 240 usines pharmaceutiques en activité, sur les 640 que compte le continent, sans compter les projets en cours de réalisation». C'est précisément ce qui renseigne sur l'importance des réformes qui ont touché le secteur, et qui permettent aujourd'hui à l'Algérie de confirmer son rang de leader de l'industrie pharmaceutique et de l'exportation de médicaments au niveau continental. Il y a lieu de souligner que sur le volet des exportations, le secteur a enregistré une avancée sans précédent. Les volumes d'exportation de médicament sont passés de 4,5 millions de dollars en 2020 à 46 millions de dollars en 2024. À cela s'ajoute, les contrats d'exportation d'une valeur de 10 millions USD signés fin 2025 vers la Mauritanie, le Mali, le Sénégal et la Tanzanie., Moyen-Orient, le Maghreb, l'Arabie saoudite, la Libye, Jordanie et Oman. Un déploiement qui reflète l'importance des arguments et des indicateurs de l'Algérie à se hisser au-delà des marchés africains, et d'étendre son champ d'évolution aux marchés internationaux. C'est dans ce contexte que l'ambassadrice de l'Inde en Algérie, Swati Vijay Kulkarni, a affirmé que «l'Algérie est un partenaire clé de l'Inde et une véritable porte d'entrée vers l'Europe et l'Afrique», notant que «la délégation indienne qui participe au Forum comprend près de 100 opérateurs représentant plus de 65 entreprises du secteur pharmaceutique fortement intéressées par la concrétisation de projets d'investissement».
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