2026-01-19

EHU d’Oran : 11 patients guéris d’un cancer du sang grâce au protocole d’autogreffe du Dr Mansour


À 31 ans seulement, le Dr Belkacem Mansour a réussi l’exploit de soigner et guérir onze patients atteints d’un cancer à Oran.

Le Dr Mansour Belkacem, maître-assistant en hématologie, a présenté les détails du protocole d’autogreffe de cellules souches mis en place à l’Hôpital Universitaire (EHU) d’Oran. Cette méthodologie, adaptée au contexte local, affiche des résultats cliniques probants.

Dans une communication scientifique, le Dr Mansour Belkacem revient sur l’évolution de l’unité d’autogreffe d’Oran, créée pour pallier les coûts élevés des transferts de patients vers l’étranger. Depuis son lancement, le service a vu son activité croître, passant de 11 greffes en 2009 à 150 en 2019.

L’’un des piliers de ses travaux récents concerne une étude clinique menée sur 11 patients en échec de mobilisation de cellules souches. Pour ces cas, l’équipe médicale a utilisé une version générique du Plerixafor (produit par le laboratoire Hétéro) afin de permettre la collecte des cellules nécessaires à la greffe.

Les conclusions de cette étude, publiée en février 2021, indiquent qu’aucune différence significative n’a été observée entre le médicament générique et le princeps (médicament de marque) en termes d’efficacité. Cette validation permet d’assurer la continuité des soins malgré les contraintes budgétaires ou les ruptures de stocks.

Le Dr Mansour décrit plusieurs spécificités du protocole oranais qui s’écartent des standards européens pour s’adapter aux ressources disponibles :

  • Conservation à 4°C : Les cellules souches prélevées ne sont pas systématiquement cryopréservées à l’azote liquide, mais conservées au réfrigérateur. Le Dr Mansour affirme que cette méthode simplifiée n’altère pas la viabilité du greffon.
  • Cryothérapie orale : Pour prévenir les mucites (inflammations buccales sévères) après la chimiothérapie intensive, le service utilise des glaçons et de l’éconazole, une méthode jugée efficace et peu coûteuse.
  • Prévention des thromboses : Une étude publiée en juin 2022 par le Dr Mansour confirme également l’efficacité de l’utilisation préventive d’HBPM (Lovenox) pour réduire les risques de complications thrombotiques durant la procédure.

Quels sont les résultats sur la survie des patients

Le Dr Mansour a exposé les résultats obtenus sur les lymphomes de Hodgkin à un stade avancé. Dans cette catégorie, le protocole d’Oran atteint une survie globale de 85 % à 5 et 10 ans pour les patients greffés en première intention. Ce taux chute à 64 % pour les patients greffés après une rechute, soulignant l’importance d’une intervention précoce.

Aujourd’hui, l’unité de l’EHU d’Oran assure un suivi mensuel pour ses patients et collabore avec des médecins référents à travers plusieurs wilayas (Annaba, Béjaïa, Blida, etc.) pour garantir la continuité du suivi post-greffe à l’échelle nationale.


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